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Le temple de Karnak
1. Allée des sphinx et 1er pylône Devant l'entrée ouest du temple, un petit bassin sur le quai
duquel Séthi Ier fit élever deux obélisques de granit était relié au Nil par un
canal de dérivation. Une allée bordée de sphinx criocéphales, c'est-à-dire combinant le corps d'un lion à une tête de bélier, l'animal sacré d'Amon, conduit au premier pylône.
2. Entre le premier et le deuxième pylône
Sur la gauche de la cour, Séthi II fit élever un "
temple-station " constitué de trois chapelles destinées à recevoir les barques
sacrées de la triade thébaine : Amon, Mout et Khonsou. Il en va de même pour le temple de Ramsès III situé à droite. Ce temple reposoir reproduit le plan traditionnel d'un temple égyptien : pylône précédé de deux statues colossales du roi, cour avec piliers osiriens, salle hypostyle et sanctuaire comprenant trois chapelles destinées à recevoir les barques sacrées.
Le centre de la cour est occupé par les vestiges du kiosque ou portique de Taharqa aux colonnes papyriformes.
Il menait à l'entrée du deuxième pylône précédé de deux statues de Ramsès II en granit rose dont l'une fut usurpée par le grand prêtre Pinedjem Ier.
3. La grande salle hypostyle
Amenhotep III fit élever dans la cour qui séparait le deuxième pylône du troisième un portique d'entrée comportant deux rangées centrales de six colonnes qui trouvent leur pendant dans le temple de Louxor.
Malgré leurs proportions monumentales, les fûts rétrécis au sommet et les chapiteaux papyriformes conservent aux colonnes toute leur légèreté.La seule source de lumière de cette immense salle provient des fenêtres à claustra de pierre situées au sommet des murs qui séparent les nefs latérales de la nef centrale dont les colonnes sont d'une hauteur supérieure aux autres de pratiquement un tiers. La salle comporte deux axes : l'axe de temple, est-ouest, et
un axe nord-sud qui débouche sur deux portes.
4. Entre le troisième et le cinquième pylône Le troisième pylône, bâti sous Amenhotep III conduit au croisement des deux axes du temple. Edifié non loin du quatrième pylône de Thoutmôsis Ier, il forme avec ce dernier une cour large et peu profonde marquée par la présence de quatre obélisques, deux élevés par Thoutmôsis Ier dont l'un est encore debout, et deux par Thoutmôsis III.
Ce reposoir de la barque sacrée d'Amon a pu être reconstitué
dans le musée en plein air tout comme la "chapelle rouge" et est actuellement
l'un des rares exemples d'architecture du Moyen Empire. Entre les quatrième et cinquième pylônes, tous deux de
Thoutmôsis Ier se trouve un espace transversal qui, comme la cour précédente,
est relativement étroit.
5. Le coeur du temple Après le sixième et dernier pylône, de moindre dimension, élevé par Thoutmôsis III, le temple se présente comme un rectangle dans lequel sont dessinées trois enceintes parallèles. deux piliers de granit datant de la même époque, décorés de lotus et de papyrus, les plantes symboliques de la Haute et de la Basse Egypte. chapelle-reposoir de granit érigée par Philippe Arridhée, successeur d'Alexandre le Grand.C'est à cet emplacement que se situait la " chapelle rouge "
de la reine Hatschepsout, sanctuaire de grès rouge que Thoutmôsis III remplaça
par un autre édifice reproduit fidèlement par Philippe Arrihdée. Plus de deux tiers des blocs furent retrouvés et la chapelle put être reconstituée, révélant, avec ses reliefs en creux, un véritable chef-d'œuvre du bas-relief du Nouvel Empire. Suit la cour du Moyen Empire où se trouvait le sanctuaire
originel du Moyen Empire, véritable cœur du temple. 6. L'Akh-menou de Thoutmôsis III
L'édifice comporte quatre grandes parties : - Une longue voie d'accès débouche sur un vestibule ouvrant sur neuf magasins destinés à recevoir les instruments du culte. - La salle des fêtes proprement dite est entourée de 32
piliers carrés derrière lesquels s'élèvent deux rangées de 10 colonnes. - Le sud-est du bâtiment comprend un sanctuaire consacré au culte de Sokaris. - Enfin, au nord-est, on aboutit à une pièce dite du " jardin botanique" dont les bas-reliefs montrent, dans leurs moindres détails, les animaux et les plantes d'Egypte et des pays voisins, notamment de Syrie et de Palestine où Thoutmôsis III avait mené plusieurs campagnes militaires.Ces descriptions auraient pour fonction d'illustrer l'infinie variété des formes et des espèces qu'offre la nature, affirmant ainsi l'universalité du culte solaire.7. Emplacement du temple d'Aton A l'est de l'enceinte de briques du sanctuaire d'Amon, dans le prolongement de l'axe principal, se trouve l'emplacement du Gempaaton, temple solaire dédié à Aton, qu'Amenhotep IV - Akhénaton fit construire au début de sa réforme religieuse. Son plan annonce celui du grand temple d'Amarna. Le temple fut entièrement démonté et les fragments d'environ quarante mille blocs sculptés ont été réutilisés en guise de remblais dans le neuvième pylône d'Horemheb. 8. Axe nord-sud (les propylées du sud) La cour d'Amenhotep III entre le troisième et le quatrième pylône se situe au point de jonction des deux axes du temple. En se dirigeant vers le sud, on entre dans la "cour de la cachette ". C'est dans un angle de cette cour délimitée au sud par le septième pylône de Thoutmôsis III que l'archéologue français Legrain découvrit en 1901 une fosse où les prêtres d'Amon avaient dissimulé environ 800 statues de pierre et 17.000 statues de bronze. A l'est du septième pylône se trouve le lac sacré creusé sous Thoutmôsis III et achevé sous Taharqa.
Sur le côté ouest de la cour délimitée par ces pylône se trouvent les ruines d'un temple de la fête-sed d'Amenhotep II. A partir du dixième pylône englobé dans le mur d'enceinte commence une allée de sphinx criocéphales qui conduit au temple de Mout. C'est aussi le point de départ d'un autre dromos bordé de sphinx androcéphales qui relie le temple de Karnak à celui de Louxor. 9. A l'ouest des propylées du sud A l'ouest du neuvième pylône s'élèvent les ruines d'un temple
dédié à la déesse Opet et datant de l'époque ptolémaïque.
Dans le prolongement de son axe, une allée de béliers conduit au temple de Louxor. 10. L'enceinte de Mout En partant du dixième pylône du temple d'Amon un dromos conduit à l'enceinte de Mout, trapèze d'environ 250 mètres sur 400. Le temple, édifié par Amenhotep III probablement sur une construction d'Hatschepsout, fut restauré sous Ramsès II et redécoré à l'époque ptolémaïque. Il est entouré, sur trois de ses côtés, par le lac d'Achérou à la forme très particulière de fer à cheval destiné à apaiser la fureur de la déesse sous son aspect de lionne.
Dans la même enceinte on peut encore voir les vestiges très
endommagés d'un temple-reposoir de Ramsès III ainsi que le sanctuaire dédié à
Khonsou, achevé à l'époque ptolémaïque. Juste devant l'enceinte, de part et d'autre de l'allée, Hatschepsout fit élever une chapelle d'Amon-Rê Kamoutek, " Amon-Rê taureau de sa mère " ainsi qu'un reposoir de barque. 11. L'enceinte de Montou
Le sanctuaire, orienté nord-sud, était relié au nord à un
débarcadère par une allée de sphinx. Adossé au temple de Montou, un temple consacré à la déesse Maât date de la XVIIIe dynastie. haut de page
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